Un marseillais fait un jogging sur la plage. Il trouve sur le sable une vieille bouteille déposée là par les vagues, et MAGIE !!! un génie en sort !...
Oh fan des pieds, dit le génie qui devait avoir aussi une origine marseillaise "ça fait des siècles que je suis plié en boule dans cette bouteille, et j'en ai le dos tout escagacé . Tu m'as délivré, alors je t'exauce un voeu !"
" Un vœu ? Super ! Alors voilà , je vis à Marseille et ma fiancée est à Nouille Yorke. Je voudrais que tu me fasses une autoroute Marseille- N.Y. , pour que j'y aille avec ma Simca 1000 "
Oh P*****, dit le génie, mais tu imagines le boulot, dis . Des tonnes de béton, des câbles pour les haubans, des piliers gigantesques, des propriétés anti-tremblements pour les contraintes marines et océaniques et tout le reste... Bon écoute , je suis génie et je te dois un vœu , je le sais! mais s.t.p fais en un autre ..."
Bon d'accord, j'ai un autre problème avec ma fiancée. Souvent, j'ai des disputes avec, et je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle veut . Tu peux m'expliquer toi ce qui se passe dans la tête d'une femme ???"
Le génie regarde le marseillais ... se gratte la tête...et lui répond :
... Heuu dis-moi....ton autoroute .....tu l'as veux à 2 ou à 3 voies ?
Ce jour là, en passant pas loin des arènes, j'ai entendu
des grands cris, pas ceux qu'on entend habituellement !
J'ai vu ma mère se signer !
Quand je lui ai demandé la raison, elle a répondu, j'espère que le matador est toujours en vie, parce que d'après les cris il est arrivé un malheur !
Ce sont les mêmes cris qui ont eu lieu le jour où un taureau a tué ton grand père !
En rentrant chez nous je lui ai demandé pourquoi un taureau avait tué mon grand père !
Je ne t'en parle jamais mais mon père était un grand matador,
le plus beau, le plus grand de Colombie, Manuel, son nom était sur toutes les lèvres, les hommes l'admiraient, les femmes étaient folles de lui à tel point que ma mère n'en dormait pas
Cela le faisait rire, je n'aime que toi Juliana, les autres ne te viennent pas à la cheville !
Toi et notre fille, vous êtes toute ma vie !
J'étais heureux de la voir sourire en me parlant de ses parents, mais je ne comprenais pas pourquoi il fallait tuer un animal !
Il était méchant ?
Qui ton grand père ?
C'était le meilleur homme au monde !
Non le taureau ?
Pas du tout, il a été élevé pour combattre, c'est tout !
Ce n'est pas une bonne raison pour ....
Ah non tu ne vas pas défendre ceux qui fustigent les corridas,
si c'était un sujet tabou, c'était parce que je ne voulais pas te donner des idées en tête, tu ne seras jamais matador, j'aurais trop peur pour ta vie,
Tu ressembles tellement à ton grand père, je ne veux pas que tu finisses comme lui !
Mais je ne veux pas non plus t'entendre vilipender nos coutumes !
Va faire tes devoirs et ne me parle plus de corridas !
Je suis allé dans ma chambre, j'ai un peu pleuré de la colère de ma mère, puis j'ai compris que j'avais raison, coutumes ou pas, il n'y avait pas de raison de tuer un pauvre animal qui ne faisait rien de mal et n'avait rien demandé !
Quand je serai grand, je vais faire en sorte que l'on ne tue plus par plaisir de tuer, j'aimerais leur faire comprendre toute la misère des ces magnifiques animaux et les leur faire respecter !
Plus tard je participerai aux rassemblements anti corrida
et je me battrai jusqu'à leur abolition !
J'ai tenu parole.
Je n'ai jamais compris pourquoi, mais j'arrivais à me mettre à la place du taureau qu'on allait sacrifier au nom de coutumes ancestrales et sadiques
Je ressentais sa peur et sa colère, et elles devenaient ma peur et ma colère
Je suis aussi célèbre que mon grand père mais pour des raisons opposées, et je suis certainement plus controversé que lui !
Mais je sais que j'ai raison et si un jour je devais me réincarner, j'aimerais que ce soit en colombe symbole de la paix !
Et c'est comme ça que le plus grand tueur de taureau, devint leur plus
fervent défenseur !
Il était passé par ce qu'il avait infligé et avait compris !
Ouf !
J'espère que cette histoire sortie tout droit de mes méninges vous aura fait plaisir et vous aura plu !
Qui sait, je suis peut - être Dumas Alexandre de son prénom réincarné en chat, ou Zola, Colette ou....???
Ah oui j'étais heureux, presque cinq ans de bonheur
Ce jour là, on m'a limé les cornes et j'ai compris !
Je me suis retrouvé dans un camion, bien serré afin de me traumatiser un maximum !
Arrivé dans la salle j'ai attrendu que s'ouvre la porte, je suis allé vers la lumière, et là je l'ai vu !
Il était très jeune, il ressemblait au gamin qui m'avait défié il y a qq années, c'était même peut -être lui !
Je devais me défendre, oui mais j'étais blessé des hommes à cheval m'avaient piqué dans le cou et sur les flancs, je devais faire face à un
matador, qui m'excitait avec sa muleta !
J'avais entendu dire que certes rarement, mais c'était arrivé, certains taureaux s'étant défendu courageusement étaient graciés, il retournaient dans les prés verts et vivaient en paix jusqu'à leur mort naturelle !
Je serais donc celui -là !
Mais affaibli par les picadors, je n'ai pas pu esquiver le coup final !
Le tumulte de l'arène s'est arrêté net dans mes oreilles. Je me souviens m'être ancré au centre de la piste, le corps droit, face aux cinq cents kilos de muscles qui fonçaient sur moi.
Puis, la mécanique s'est enrayée en un éclair. Mes chaussures de piste ont glissé sur le sable meuble, ou peut-être est-ce une bourrasque qui a soulevé mon tissu. Le taureau n'a plus vu le leurre. Il a vu l'homme. Il a vu mon corps. L'animal a rectifié sa course instantanément. Je n'avais plus d'espace, plus de temps, plus de parade.
Et je suis mort !
Plus tard beaucoup plus tard ou pas, le temps n'a aucune importance ici, puisque nous avons l'éternité devant nous, donc ce matin là, je me suis retrouvé flageolant sur mes pattes, dans un tas de paille !
J'étais un taureau, j'allais grandir et ....
Un jour où encore insouciant, je paissais tranquillement, un gamin m'a interpelé par dessus la clôture!
Hé taureau, un jour je te combattrai, et je te tuerai, je serai le plus grand des matadors !
Cela me rappelait ma vie précédente, moi aussi étant enfant je rêvais d'être le meilleur, et très jeune j'ai appris ce qu'il fallait savoir afin d'être
pareil à un Dieu !
Mes quatre premières années se déroulèrent de façon idyllique, j'étais traité de façon différente des taureaux de boucherie !
Je vivais tranquille, dans de grands espaces, et afin de garder mon côté sauvage, les humains me côtoyaient au minimum !